dimanche 5 avril 2015

"D'une femme à l'autre"

En plus de son action humanitaire et éducative, Antonio est aussi parti en janvier dernier avec dans ses bagages une centaine de foulards de soie …..

Antonio me disait un jour que parmi les plus oubliés des plus
oubliés, il y a les femmes haïtiennes, habituellement assez âgées, qui ne
reçoivent jamais rien. Les laissées-pour-compte dans ce pays du quart-monde.

Il avait eu un jour l’idée d’apporter quelques foulards à ces femmes. Un geste d’une grande humanité, qui m’a inspiré.

J’ai donc sollicité des  amies, en leur envoyant un courriel avec la mention « d’une femme à l’autre » et leur demandant de ramasser des foulards de soie. Très bel
objet, utile, réconfortant et surtout très léger pour transporter en grande quantité dans les valises d’un coopérant.

Voyez les yeux de ces femmes qui reçoivent ce cadeau. Ce petit foulard devient un couvre chef à l'église, un parement d'élégance pour tous les jours, un objet qui réchauffe lors de grands vents, le pare-soleil des journées chaudes, un objet à elles.

Et si l'urgence pour elles, c'est de vendre leur foulard au marché, bien soit, elles en ont soudainement la possibilité.

Cette initiative, inspirée d’Antonio, a rapidement conquis le cœur de certaines femmes d’ici qui savaient qu’elles allaient en combler d’autres.

Antonio est parti avec les 120 plus beaux foulards, en soie, signés, colorés, magnifiques. Pour un couvre-chef digne d’offrir une certaine dignité.

Voici certaines images témoignant de ce geste si simple, empreint d’humanité.


Nico Girard

/J.O.R.






vendredi 27 mars 2015

Avancement des travaux

Voici quelques photos  faisant foi de la progression des travaux sur le chantier de l'école Saint-Joseph.








/J.O.R.

dimanche 15 mars 2015

Joanna* (extrait du journal d'Antonio)

Après la messe dominicale, j’ai rendez-vous avec Annette. Elle désire me présenter Joanna, une jeune fille talentueuse, membre de sa chorale. L’élève est inscrite en 9e année à l’école Siloé. Sa mère n’a pas payé les frais d’écolage depuis le deuxième trimestre de sa 8e. Elle est évidemment menacée de renvoi : l’ami donateur a perdu son travail. 

La mère de Joanna est veuve. Son mari est décédé d’une maladie à l’estomac, l’année du grand goudougoudou, après avoir avalé un comprimé : une vengeance vaudou. La même année, elle accouchait de ses 6e et 7e enfants. 

«Konbyen dolà ? 
- Pa Konnen » 

Elle s’informera demain. Je vais essayer de négocier avec le directeur un effort de 50%.

-- Antonio





/J.O.R.

*nom fictif



jeudi 5 mars 2015

Images du Chantier

Une quarantaine d’hommes et de femmes transportent l’eau, le sable, les roches, le ciment pendant que des ouvriers creusent à la pelle la terre inculte. En six semaines, déjà les fondations de pierre sont posées. Vendredi, on installera la première poutre de libage. Fritz coordonne l’engrenage, tel un horloger suisse. 

Quatre grandes classes, mesurant chacune 50 m2, et un bureau pour la direction. Superbe! Un premier édifice à deux étages, parasismique, grattera le ciel de Laporte! 

-- Antonio







/J.O.R.